Cancer et nutrition chez le patient adulte: quels compléments nutritionnels conseiller?

La lutte contre le cancer est au premier rang des priorités de santé publique. Si aujourd’hui la cancérologie connait des innovations thérapeutiques réelles et si les avancées technologiques ont été fulgurantes ces dernières années, il ne faut pas mésestimer le rôle d’une alimentation saine et équilibrée dans la prévention et l’accompagnement d’un cancer. De nombreuses études internationales ont permis de préciser les facteurs nutritionnels qui semblent soit fortement impliqués dans le risque de développer un cancer (ce sera le thème d’un autre article), soit en revanche qui apparaissent protecteurs et peuvent être utilisés en accompagnement d’une chimiothérapie où d’une radiothérapie afin d’en accentuer l’efficacité où d’en réduire les effets secondaires néfastes.

Compléments nutritionnels en cancérologie: risques et bénéfices

Les compléments nutritionnels utilisés en cancérologie (avec ou sans l’accord de l’oncologue) sont souvent des micronutriments, des vitamines et des minéraux essentiels au fonctionnement de l’organisme ainsi qu’une large proportion de plantes (1).
Un aspect essentiel concerne l’utilisation de nutriments antioxydants, à cet égard deux théories s’opposent (2). Il a en effet été suggéré que l’utilisation de ce type de compléments, combinée à diverses interventions sur le mode de vie, pouvait avoir un impact sur certains effets secondaires et sur la qualité de vie sous traitement, et éventuellement potentialiser l’effet de certains traitements anti-tumoraux notamment en limitant certaines réactions oxydatives indispensables à la survie cellulaire. Toutefois, ces composés peuvent aussi interférer négativement avec certains cytotoxiques dont le mode d’action passe précisément par des réactions oxydatives au niveau de l’ADN ou des membranes cellulaires. Qui plus est l’apoptose (mort cellulaire) des cellules tumorales dépend en partie de la présence de composés réactifs et la supplémentation pourrait donc avoir un effet anti-apoptotique non souhaitable. N’oublions pas enfin, que certains antioxydants peuvent, selon la dose et le contexte cellulaire, se comporter comme des pro-oxydants.

Bénéfices et risques éventuels d’une supplémentation en antioxydants au cours des traitements et après rémission du cancer (3) :

De nombreux agents de chimiothérapie tels que les anthracyclines (doxorubicine), les sels de platine (cisplatine, carboplatine), les agents alkylants (cyclophosphamide, ifosfamide), les antibiotiques cytotoxiques (bléomycine, mitomycine-C) agissent par l’intermédiaire de la production d’espèces réactives de l’oxygène et l’induction de l’apoptose. Des études précliniques indiquent que l’administration concomitante d’antioxydant réduit l’efficacité de ces chimiothérapies(4-7):

  • N-acétyl-cystéine: in vivo l’administration de N-acétyl-cystéine diminuerait l’activité antitumorale du paclitaxel (8).
  • Vitamine E: les données cliniques demeurent contradictoires : si un effet positif sur certaines complications comme la fibrose radique a été décrit (9), voire une potentialisation de certaines chimiothérapies comme le fluorouracile (10), la supplémentation en α-tocophérol a été associée à un risque de rechute et de seconds cancers majoré dans un essai randomisé incluant des tumeurs ORL (11). L’utilisation extensive de la vitamine E à des doses non physiologiques dans le but d’améliorer la tolérance ou l’efficacité des traitements ou de prévenir les récidives ne saurait donc être recommandée.
  • Vitamine C: à des doses excessives, la vitamine C a des propriétés prooxydantes à l’origine de dommages au niveau de l’ADN dans des modèles précliniques (10). Cependant, la quantité de vitamine C qui peut être stockée par l’organisme reste limitée et la transposition de ces données à la clinique demeure hasardeuse. Seuls deux essais cliniques ont été conduits chez des patients atteints de cancer dans le but de prévenir les récidives avec des résultats peu concluants (12). Dans certains cas la vitamine C diminue même l’efficacité thérapeutique du traitement (c’est le cas avec le bortézomib) sur de nombreuses lignées cellulaires tumorales humaines (13).
  • Caroténoïdes: les résultats issus d’essais d’intervention ou de cohortes en prévention primaire, montrent que la complémentation avec le ß-carotène seul ou combiné à d’autres antioxydants augmente le risque de cancers dans les populations exposées à des facteurs de risque (tabac, amiante, PSA élevé) (14-15). L’augmentation du risque de cancer liée à une supplémentation en bêta-carotènes à fortes doses (20-30 mg/j) est donc jugée convaincante pour le cancer du poumon chez des sujets exposés à ces facteurs de risque. Les guidelines de l’American College of Chest Physicians précisent que, chez les patients ayant des antécédents de cancer du poumon, les compléments en ß-carotène, vitamine E et rétinoïdes, ne sont pas recommandés (niveau de preuve 1) en prévention secondaire ou tertiaire (16).
  • Sélénium: Le sélénium est essentiel à la fonction des séléno-protéines dont un exemple est la glutathion peroxydase qui intervient dans la dégradation des radicaux libres. Deux essais ont été conduits à la dose de 200 μg/j chez les patients traités pour cancer : l’un ne retrouve pas d’effet sur la récidive des cancers cutanés, l’autre retrouvant un effet protecteur vis-à-vis des récidives de cancer de la prostate(17-18).

Vous l’aurez compris, la prise d’antioxydants à des doses supra-physiologiques au cours d’une chimiothérapie ouIMG_1071 d’une radiothérapie, en particulier sans l’avis d’un spécialiste en nutrition, pourrait jouer un rôle antagoniste vis-à-vis de l’effet thérapeutique anticancéreux recherché. Ce sont donc principalement les fortes doses qui font redouter une interférence alors que des apports physiologiques provenant d’une alimentation équilibrée ne peuvent être déconseillés.
Les effets d’une alimentation riche en fruits et légumes, réputée comme contenant plus d’antioxydants naturels multiples que le régime « occidental », semble conférer des avantages en termes de récidive et de survie (19-20) et améliorer la qualité de vie (21). Je vous donnerai, à la fin de cet article, dans le paragraphe récapitulatif, une recette qui permet d’absorber un cocktail d’anti-oxydants sous un faible volume et avec un panel très large de molécules naturelles.

Potentialisation des thérapeutiques conventionnelles: quelles plantes conseiller (22)?

Le curcuma, le chardon-Marie, le thé vert, le soja et le lin sont les plantes les plus connues, les plus utilisées et les plus étudiées pour des propriétés anticancéreuses ; par ailleurs inscrites à la pharmacopée européenne ou française. Ces plantes et surtout leurs composés reconnus comme actifs ont fait l’objet de nombreuses études précliniques ayant permis de montrer des propriétés anticancéreuses sur de nombreuses lignées de cellules, in vitro et in vivo. Il a ainsi été mis en évidence des propriétés antimutagènes, leur capacité à s’opposer à la cancérisation chimio-induite, à inhiber la prolifération cellulaire, l’angiogenèse, de même que les processus d’invasion et de métastase.

Je mettrai ici en avant trois plantes majeures dont on connait un peu mieux les interactions avec les médicaments de chimiothérapie et qui peuvent agir en synergie avec ceux-ci: la curcumine (obtenue à partir du curcuma), la sylimarine (principe actif du Chardon-Marie) et les polyphénols de thé vert.

1.La curcumine:

Doc1La curcumine est un dérivé polyphénolique faisant partie des curcuminoïdes, groupe chimique phénolique. Elle provient de la racine de Curcuma spp. (Zingiberaceae), plante herbacée de la même famille que le gingembre. Cette curcumine a des propriétés antioxydantes et antiinflammatoires largement démontrées.
Des études précliniques in vitro et in vivo ont mis en évidence la capacité de la curcumine à potentialiser l’effet de médicaments cytotoxiques couramment utilisés dans les traitements de cancers. Des études sur des tissus irradiés montrent également un effet favorable. Dans certaines expériences, des cellules résistantes aux traitements ont pu être sensibilisées par la curcumine, ce qui donne à des auteurs l’espoir d’améliorer les traitements devenus inefficaces sur certaines tumeurs.

Médicaments dont l’activité est augmentée par la curcumine: gemcitabine +, cisplatine +, docétaxel +, doxorubicine +, méphalan +, vincristine +, 5-FU +, paclitaxel +, étoposide +, mitoxantrone +,topotécan +, irinotécan +.

Médicaments dont l’activité est diminuée par la curcumine: Méchloréthamine et Cyclophosphamide (Endoxan) – camptothécine (Campto) – doxurubicine (Adriamycine)

Les premiers résultats cliniques de l’utilisation de la curcumine dans le traitement du cancer datent de 1987, avec l’étude de Kuttan et al. (23). Ces travaux rapportent un effet bénéfique topique de la curcumine utilisée localement dans le traitement de cancers des voies aérodigestives et de leucoplasie.

Les études in vitro et in vivo ont montré que le curcuma présente une activité inhibitrice sur les cancers animaux et humains en régulant les voies de signalisation cellulaire de la transduction (NFkb, Akt, MAPK, p53, AR et ER), activant ainsi l’apoptose des cellules précancéreuses ou cancéreuses.

Un des effets les plus notables de la curcumine est son pouvoir cytotoxique et sa capacité à induire l’apoptose dans différentes lignées cellulaires cancéreuses, ce qui en fait un agent anticancéreux potentiellementCURCUMA-FLEUR intéressant. Au niveau cellulaire, la curcumine inhibe la prolifération et arrête le cycle des cellules issues de différentes tumeurs dont celles du côlon, du sein, du rein, de la prostate, de mélanomes, d’origine lymphoïde, myéloïde, ou épithélial (24-30).

Une des autres explications aux propriétés anticancéreuses de la curcumine est sa capacité à inhiber les enzymes du métabolisme de phase I de type cytochrome P450 (CYP) et à induire les enzymes de phase II du type glutathione S-transferase (GST) ou epoxide hydrolase. Ces actions rendent compte des effets protecteurs de la curcumine contre différents toxiques chimiques et mutagènes (25,31).

Le curcuma a aussi une action inhibitrice de la néoangiogenèse nécessaire à l’invasion et à la prolifération. Le curcuma présente un effet anti-angiogénique en inhibant les metalloprotéinases matricielles (32,33) qui dégradent la matrice extracellulaire et sont impliquées non seulement dans les processus physiologiques (ex. cicatrisation) mais aussi le processus d’invasion tumorale. Il inhibe (34) notamment le VEGFR (vascular endothelial growth factor receptor).

Enfin des études récentes ont de plus montré que la curcumine pouvait diminuer le phénomène de résistance multiple ou multi-drug resistance (MDR), une des causes fréquente d’échec à la chimiothérapie chez le patient cancéreux. Cette action résulte d’une diminution de l’efflux cellulaire des molécules anticancéreuses via l’inhibition du transport par MRP1 (multidrug resistance protein 1) ou par les P-gp (P-glycoprotéine) (35,36).

Bava (37) a montré que pour les tumeurs réfractaires au taxol, l’adjonction de curcuma pourrait donner de meilleurs résultats.
Kumar (38) a montré que  le curcuma améliorait les effets des radiothérapies et empêchait le développement de radio résistance en étudiant les souris sarcomateuses et Patel (39) que l’association curcuma-folfox était plus efficace que le folfox seul.
S’il n’existe pas d’étude clinique de traitement du cancer par le curcuma, malgré toutes les études expérimentales, ce dernier a une place privilégiée dans la prévention et l’accompagnement des cancers. L’ensemble des études expérimentales menées avec la curcumine ont permis d’observer qu’elle inhibe le cancer à toutes les étapes de son développement: commencement, promotion et progression.

2.Le Chardon Marie et son principe actif, la sylimarine:

Chardon Marie (sylibum marianum)

Surtout étudiée pour ses propriétés hépatotropes et notamment pour ses propriétés hépatoprotectrices visà- vis de xénobiotiques, la sylimarine peut potentialiser l’activité des Doxorubicine +, paclitaxel +, cisplatine +, carboplatine +(22). De plus quelques études précliniques in vitro et in vivo suggèrent que la silymarine pourrait limiter les atteintes hépatiques et rénales induites par certains médicaments anticancéreux comme le cisplatine (40) et la doxorubicine (41).

Ces résultats sont favorables à l’association de la sylimarine à ces traitements conventionnels pour limiter leur toxicité et optimiser leur effet.

3.Les polyphénols du thé vert (épigallocatéchine-3-gallate ou EGCG):

TheVert0191Ces derniers ont montré leur intérêt potentiel en combinaison avec divers médicaments anticancéreux et avec la radiothérapie, ils augmentent l’activité notamment des Doxurubicine +, tamoxifène +, cisplatine +, paclitaxel +, gemcitabine + , 5-FU +, mitomycine C +, erlotinib +, bortezomib +/-.
L’EGCG et les autres catéchines du thé vert agissent en inhibant la libération du facteur de nécrose tumorale alpha(TNF-α) mais aussi par inhibition de la télomérase.
Le thé vert intervient aussi bien dans la prévention du cancer qu’à tous les stades de son développement (prolifération, apoptose), mais également en complément des traitements conventionnels qu’il optimise (42). Une étude sur des modèles animaux a montré que l’association du thé vert à un traitement de référence dans le cancer du sein (tamoxifène) était plus efficace qu’avec le traitement seul (43).

Réduction de la toxicité des chimiothérapies:

Nous l’avons vu, la curcumine et la sylimarine permettent déjà de protéger l’organisme de certains effets toxiques des chimiothérapies. Par ailleurs, la possible réduction de la toxicité des chimiothérapies sous l’effet de divers antioxydants a été étudiée. Plusieurs revues systématiques récentes ont recensé les essais randomisés publiés sur le sujet (44-48):

  •  Glutathion: certains essais font état d’une réduction de neurotoxicité sous l’effet du glutathion
  •  Mélatonine: sa supplémentation permettrait une réduction de myélotoxicité, de perte de poids et d’asthénie (niveau 2).
    En revanche, pour les vitamines A, E, ainsi que les solutés multivitaminiques et minéraux, les études sont de faible puissance et aucune réduction de toxicité ne peut être affirmée (niveau 2).

Glutamine: une alliée à ne pas oublier!

Bien que représentant un des acides aminés libres les plus abondants du corps humain, la glutamine doit être conseillée au cours des traitements anticancéreux comme l’expliquent G. Nitenberg et al. de l’Institut Gustave Roussy (Villejuif)(49):

La glutamine est activement consommée par les cellules tumorales. Des niveaux élevés de glutaminase, enzyme initial du métabolisme de la glutamine, ont été décelés dans les tumeurs à développement rapide, associés à une corrélation négative forte entre activité glutaminasique et temps de doublement cellulaire. Ce «piège à glutamine », ainsi que les anomalies métaboliques liées aux médiateurs tumoraux, entraînent une dysrégulation majeure de l’homéostasie de la glutamine. Le résultat final est une déplétion en glutamine, avec ses conséquences fâcheuses sur l’immunité antiinfectieuse et ici sur la tolérance aux traitements antinéoplasiques. La supplémentation en glutamine est supposée contrecarrer ces effets néfastes, sans entraîner un effet de stimulation tumorale

De plus la glutamine jouerait un rôle notable dans la prévention de la toxicité de la chimiothérapie et de la radiothérapie: elle prévient les stomatites chez les patients sous chimiothérapie et réduit la durée des douleurs bucco-pharyngées (4 g deux fois par jour du 1er au 14ème jour de chimiothérapie) (50) et donne des résultats contrastés sur l’incidence des complications infectieuses et des complications digestives. Cependant toutes les études en double-aveugle contre placebo confirment la sécurité et l’efficacité de la glutamine par voie orale, notamment dans la régulation du métabolisme protéique, la fonctionnalité des cellules immunitaires et la trophicité intestinale.

Prise en charge des effets indésirables:

  • Nausées et vomissements provoqués par les chimiothérapies: le Gingembre (Zingiber officinalis)
    Le gingembre possède une activité antiémétique, à la fois démontrée chez l’animal et confirmée par de nombreux essais cliniques (51). Les constituants actifs agissent probablement comme antagonistes des récepteurs 5-HT3. Pour traiter les symptômes nauséeux, il est important de noter que la dose à prendre avant une chimiothérapie est de 0,5 à 2g de poudre de rhizome (plus on se rapproche de 2 g plus on est efficace) puis 0,5 à 2g toutes les 4h.
  • Dermites induites par la radiothérapie (notamment du sein): pommade à base de souci des jardins ou calendula (Calendula officinalis):
    Une pommade à base de soucis des jardins ou calendula (Calendula officinalis L.) (pommade par digestion au calendula, BoironTM) a été comparée à une crème à base de trolamine (Biafine®, Johnson & JohnsonTM) pour la prise en charge des dermites induites par la radiothérapie chez des malades atteintes de cancer du sein, dans un essai randomisé et contrôlé en simple insu (les patientes connaissaient la nature du traitement). L’incidence des dermatites aiguës de grades 2 et 3 a été moins importante dans le groupe calendula (41 % contre 63 % ; p<0,001). Dans le groupe calendula, aucun arrêt de traitement du fait de la toxicité dermique n’a été observé tandis que dans le groupe trolamine 12 malades ont dû arrêter les irradiations avec une durée moyenne d’arrêt de dix jours. Quatre cas de réaction allergique ont été observés dans le groupe trolamine contre aucun dans le groupe calendula. La douleur maximale moyenne a également été moindre dans le groupe calendula (52).

Voilà, vous l’aurez compris j’ai essayé d’y voir un peu plus clair dans un domaine très compliqué et passionnant en essayant de pointer du doigt les nutriments majeurs qui ont fait leur preuve pour accompagner et/ou potentialiser une chimiothérapie ou une radiothérapie. J’ai laissé de côté l’importance de la nutrition, de l’activité physique et de l’excès de poids que je reprendrai dans un prochain article. Vous trouverez également ci-après un récapitulatif qui pourra vous aider concrètement à mettre en place un plan d’action et de soutien en cas de survenue d’un cancer. Il faut tout faire pour améliorer les thérapies complémentaires mais pas au petit bonheur la chance, sur des bases sérieuses à initier et à discuter au cas par cas avec son médecin oncologue.

Yvan AVRAMOV – Docteur en Pharmacie

Récapitulatif:

      • Curcuma/curcumine: (J = jour de la chimiothérapie):
        – Pendant toute la durée de la chimiothérapie [sauf si traitement par Méchloréthamine et Cyclophosphamide (Endoxan) – camptothécine (Campto) – doxurubicine (Adriamycine) – Vincristine (oncovin). Dans ce cas arrêter la curcumine à J-2 et reprendre à J+2]: il faut prendre 100 mg 2 fois par jour de curcumine (attention je parle bien de curcumine pas de curcuma). Il existe des compléments alimentaires concentrés en curcumine.
        -En post-chimiothérapies et pendant plusieurs années: faire des cures de curcuma Bio en gélules ou comprimés à raison de 1 à 1,5 g/j de curcuma (par ex. 3 cures de 2 mois dans l’an).
        Les produits associant du poivre(ou pipérine) augmentent considérablement la biodisponibilité de la curcumine (voir ma vidéo à ce sujet). Il n’a pas été démontré de toxicité ou d’effets indésirables même à des doses de 8g/j de curcumine!
        – Pendant la Radiothérapie : 500 mg à 1000 mg de curcumine par jour, en continuant 1 à 2 mois après l’arrêt de la radiothérapie.
      • Chardon Marie Bio:
        Pendant toute la durée de la chimiothérapie: prendre 2 gélules 2 à 3 fois par jour (dosées à 200 mg de chardon Marie). Pas de risques de toxicité ou d’effets secondaires.
      • Thé vert Bio:
        Prendre des gélules de thé vert Bio (en prenant soin de commencer à une faible dose car certaines personnes supportent mal le thé vert, par exemple 1 gélule 2 fois par jour, si bien supporté augmenter la dose et toujours bien s’hydrater dans la journée, minimum 1,5 L d’eau/jour) ou bien faire une infusion d’1 litre que l’on boira dans la journée et tous les jours (idem augmenter les doses progressivement pour arriver à boire environ 1 litre/jour).
      • Glutamine:
        Prendre en période de chimiothérapie au moins 2 à 4g deux fois par jour.
      • Mélatonine:
        Prendre 2 mg 30 min à 1h avant le coucher.
      • Prévention des nausées et vomissement:
        Comprimés ou gélules de gingembre Bio:pour traiter les symptômes nauséeux, il est important de noter que la dose à prendre avant une chimiothérapie est de 0,5 à 2g de poudre de rhizome (plus on se rapproche de 2 g plus on est efficace) puis 0,5 à 2g toutes les 4h.
      • Prévention des dermites liées à la radiothérapie:
        Appliquer, 1 h avant l’exposition, de la pommade à base de soucis des jardins ou calendula ainsi qu’après l’exposition (plusieurs fois de suite si nécessaire).
      • Exemple d’un apport d’antioxydants complet à doses physiologiques (52): le guacamole
        Préparez du guacamole avec 2 avocats mûrs, 2 tomates hachées (ou mieux sauce tomate), 1/2 jus de citron, 1/2 oignon râpé, 1 gousse d’ail écrasée, 4 cuillères à soupe de yogourt nature, sel et poivre. Consommer ce guacamole avec des légumes coupés en morceaux/bâtonnets: carottes, chou-fleur, céleri, fenouil, concombre, poivrons…
        Cette recette apporte: vitamine C (poivron, citron, tomate), béta-carotène (carotte), sulforaphane et indole-3-carbinol (chou-fleur), quercétine (oignon), allicine (ail), lycopène (tomate), sélénium et germanium (ail), fibres, inuline, minéraux (légumes).
        Essayer de prendre 3 fois par semaine une bonne portion de guacamole avec les légumes.

 

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Curcuma Longa: origine, transformation et utilisation dans nos produits

Le Curcuma (Curcuma longa): une épice au secours de la vie

Le curcuma, qui appartient à la famille du gingembre, compte quelques 40 espèces de vivaces à rhizomes. Le curcuma est surtout connu pour les épices que l’on obtient des rhizomes de plusieurs espèces, en particulier Curcuma longa ou Safran des Indes. La plante est essentiellement cultivée de manière extensive en Inde, en Chine et en Indonésie. Les rhizomes ou les tubercules sont plantés vers la fin de la saison sèche. La culture  nécessite un arrosage lorsque les feuilles se forment et la récolte se fait lorsque les feuilles dépérissent. Le rhizome, orange vif, habituellement séché, est la partie utilisée, notamment dans nos produits. Comme beaucoup d’épices, le curcuma est de plus en plus irradié, en vue d’augmenter la durée de conservation et de limiter les infestations d’insectes ou de maladies durant son stockage. Par contre on peut se procurer du curcuma issu de l’agriculture biologique qui n’est pas irradié, il doit être rapidement utilisé ou transformé, c’est le choix que nous avons fait. De plus ceci garantit un produit sans pesticides!

Poivre noir et curcuma: l’association gagnante

Le rhizome de curcuma a été utilisé comme médicament, épice et agent colorant depuis des milliers d’années. Il entre d’ailleurs dans la composition de diverses préparations culinaires typiques et fameuses et leur confère leur couleur jaune caractéristique: curry, chutneys, colombo, massala, etc…
Depuis 1975 il appartient à la liste des additifs alimentaires sous le nom de « E100 ».

Ses principaux constituants sont: une huile essentielle dont alpha-phéllandrène (1%), zingibérène et atlantone (25%), turmérones (60%); des pigments phénoliques appelés curcuminoïdes: curcumine, bisdesméthoxycurcumine, desméthoxycurcumine, dihydrocurcumine; des polysacharrides : arabinogalactanes; des glucides et autres substances (minéraux, résines, protéines, vitamines). Les curcuminoïdes sont des antioxydants puissants qui pourraient expliquer un certain nombre d’utilisations traditionnelles du curcuma qui touchent la prise en charges des pathologies dites de civilisation .

Les curcuminoïdes et la curcumine n’étant que faiblement absorbés par l’organisme, il est primordial d’y associer un extrait de poivre apportant de la pipérine qui améliore considérablement sa biodisponibilité (absorption multipliée par 20!). Nous recommandons aussi de prendre nos comprimés de curcuma (extraits standardisés en curcumine et pipérine) au milieu du repas surtout si celui-ci contient des graisses qui elles mêmes augmentent l’absorption de la curcumine.

Le large spectre d’activité du curcuma englobe ainsi les troubles digestifs (nausées, maux d’estomac, perte d’appétit, mauvaise digestion…), la protection du système ostéo-articulaire et cardio-vasculaire, le syndrome du colon irritable (prise de curcuma pendant  8 semaines avec des probiotiques), la prévention des maladies neurodégénératives, la détoxification hépatique, l’accompagnement des traitements anticancéreux…

Il faut toutefois respecter quelques précautions d’emploi surtout si on l’utilise à doses élevées: le curcuma agissant sur la vésicule biliaire, il faut éviter de le prendre à forte dose si on souffre de calculs biliaires. De même, par son activité antiplaquettaire et anticoagulante, il faut éviter de le prendre à doses élevées et/ou au long terme en cas de traitements par des médicaments visant à fluidifier le sang (sintrom, plavix, aspirine…) ce qui pourrait favoriser le risque de saignement.